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Six garçons dans le vent

Sunday, November 18th, 2007

En 2001, six garçons qui n’avait pas ou peu d’expérience de la mer font la traversée l’Océan Atlantique dans les deux sens. En 2003, rebelotte ! Ils achetent un bateau, l’Elora (monocoque de 50 pieds) et cette fois, ils se décident à atteindre l’Everest des mers, le Cap Horn. Les six marins profitent de cette traversée inoubliable pour réaliser un documentaire qui raconte leur traversée de Tahiti au Cap-Horn. “Grâce à un regard très vrai, ce film nous plonge …… au cœur de l’action ! Joie, paysages sublimes et émerveillement : mais aussi doutes, inquiétudes, avaries, engueulades, tempêtes dans les 50èmes… la vraie vie sous forme d’un cocktail d’émotions et de sensations fortes.”

Six garçons dans le vent (DVD)

Besoin de mer [2] : la transat Jacques Vabre

Monday, November 5th, 2007

Lundi 29 octobre, rendez vous est pris devant la goélette l’Etoile, la copie conforme de la fameuse Belle Poule : ces goélettes type « Paimpolaise » qui jusqu’en 1935 faisaient la pêche à la morue sur les bancs de d’Islande sont basées à Brest et participent à la formation des officiers et officiers mariniers.A coté de cette mission principale de formation, les goélettes sont présentes dans les manifestations nautiques de la façade atlantique. La Marine nationale se devait donc d’envoyer une de ses plus belles vitrines pour le départ de la transat Jacques Vabre au Havre les 3 et 4 Novembre.

La cuisine de l’étoile

Une heure après avoir embarqué, les premiers mals en point sortent s’aérer sur le pont. La sortie du goulet de Brest est plutôt agitée, nous croisons au large l’Abeille. Nous sommes séparés en deux bordées (bâbordais/tribordais) et les premiers commencent leurs quarts (8h/12h, 12h/16h, 16h/20h, 20h/2h et 2h/8h). Le soir, nous faisons escale au port de Roscoff, pays du Pacha qui préférait ne pas écoeurer les passagers malades. Premier quart de “nuit” entre 6h et 8h , ce sont les relents de poisson de la criée d’en face qui me tiennent éveillés. 9 heures, nous tirons sur les aussières et hissons la grand-voile et la misaine une fois sortis du port. 9h30, je m’endors sur la banquette du carré passager qui me sert de couchage. Réveil à 11h, dehors la mer est encore assez agitée mais les pillules proposées aux mals en point semblent faire effet.Les paquets de mer s’écrassent contre la proue de la goélette alors que je suis au poste de veille, je kiffe ^^. Une petite sieste plus tard et je reprends mon quart à 23h jusqu’à 2h : j’y apprends le placement de points sur une carte à partir du GPS ou du compas en prenant comme repère des points fixes de la terre ; la barre au clair de lune et les dialogues étranges avec le chef de quart (”Gouverner au 15″, “Gouverner au 15″, “En route au 15″, “Bien”) ; la veille de nuit et l’apprentissage des distances minimales entre bâtiments (au large de La Hague, l’activité maritime est importante).Les jours suivants, la mer et le vent se calment (malheureusement). Nous alternons la navigation avec des moments détente/lustrage (je peux témoigner : ce sont désormais 12 spécialistes du Miror qui parcourent les coursives de l’EN).

La barre de l’Etoile

Jeudi soir, nous arrivons au Havre, un jour avant le début de la course, le temps pour nous de nous reposer, de prendre une douche (un pur bonheur après 4 jours de mer sans !) et de visiter le village de la Transat.

Les multicoques de la transat Jacques Vabre

Retrouvez un panel des photos réalisées en cliquant sur le lien Portfolio > Embarquement sur l’étoile

Besoin de mer [1]

Saturday, October 27th, 2007

Pour les plus chanceux d’entre vous, je vous souhaite de bonnes vacances. De mon côté, j’embarque à partir de Lundi sur l’Etoile, une des goélettes voiliers écoles de la Marine Nationale. Nous rallierons le Havre Vendredi 2 Novembre pour le départ de la Transate Jacques Vabre les 3 et 4 Novembre pour les mono et multi-coques.

Gros plan de la Belle étoile (Camaret)

Une catastrophe en mer …. et des polémiques

Wednesday, August 22nd, 2007

Il ne s’agit plus d’un simple incident mais une nouvelle fois d’une catastrophe en mer puisqu’une fois de plus un marin est mort. Le naufrage du casseyeur Sokalique est possiblement du à une collision avec le vraquier Ocean Jasper, immatriculé aux îles Kiribati. Le suspens est tombé il y a quelques heures lorsqu’elles ont donné leur accord aux autorités françaises pour que l’enquête sur l’implication possible du navire dans le naufrage du caseyeur Sokalique puisse se poursuivre à Brest. Pourquoi pondérer ces propos quand le bateau suspect est tout trouvé me direz vous ? Et bien rappelez vous du Bugaled Breizh qui avait disparu au large des côtes anglaises avec à son bord 5 marins : après que la gendarmerie ait émis des doutes concernant un bateau philippin, les journalistes en ont fait leur choux gras en parlant de fuite volontaire et étaient là pour l’accueillir lors de son escale quelques jours plus tard en Inde (rappelez vous des gros plans sur les traces de peinture de la coque). Trois ans plus tard, la seule piste crédible reste celle du sous marin … le Seatle Trader a été disculpé depuis bien longtemps.

Nauffrage

Dans cette nouvelle catastrophe, les médias ont joués leur rôle de charognards sans cervelle à la recherche de scoops explosifs ; les bretons voire même l’ensemble des français, qu’ils soient marins ou pas sont choqués : avant même que le BEAmer ou que le parquet aient publié leurs premières conclusions, les télévisons qualifiaient déjà l’accident de “meurtre” du à un commandant “sans réelles qualifications”. Et comme lors de chaque accident en mer, les journaux Ouest France et Télégramme ressortent les impressions du même gars, Michel Bougeard, capitaine au long cours et ancien commandant des câbliers de FT Marine : bravo la diversité d’opinions, pourtant dans une ville de marins comme Brest, il n’est pas difficile de trouver une diversité de témoignages et d’aller à la cellule COM de la préfecture maritime pour avoir un avis objectif.

Bref, toujours est-il qu’à chaque interview ce Michel Bougeard souligne la nécessité d’avoir des gardes-côtes français voire européens. Mais pour Charles Claden, les gardes-côtes français existent : “C’est juste une affaire de logo. Si l’on veut bien considérer les corps de métiers qui travaillent dans le domaine de la sécurité maritime (NDLR : Marine Nationale, CROSS, Douanes avec leurs avions Polmar, Sécurité civile, bénévoles de la SNSM), on peut les appeler gardes-côtes ou non, ils sont là [...] la seule vraie différence, c’est que les corps de gardes-côtes étrangers ont un budget unique qui leur permet de s’organiser dans la durée. C’est notre talon d’Achille [...] Mais notre système en lui même fonctionne bien”.

Abeille Bourbon

C’est aussi ce même personnage qui précise que pour le naufrage de l’Erika, “l’équipage de l’Erika est sauf mais quel gâchis ! Rien n’a fonctionné tant sur mer que sur terre.” - l’ensemble de son plaidoyer est disponible ici - Il est évident que tout n’est pas rose mais un dispositif existe et il permet d’éviter de nombreuses catastrophes dont les médias ne font pas écho. A la suite de l’Erika, Charles Claden (aux commandes de l’abeille au moment du naufrage) témoigne dans le livre d’Hervé Hamon (aussi à bord de l’abeille au moment du naufrage), Au bout de la remorque , comme une réponse aux personnes telles Michel Bougeard qui ne cherchent qu’à attirer les projecteurs d’une presse sans arrêt à la recherche de scoops et de phrases chocs, et cela au mépris de la réalité.

Livre de Claden et Hamon

Embarquement immédiat

Saturday, August 11th, 2007

Détente à la plage

Quel bonheur de quitter le port de Brest pour jeter l’ancre quelques jours sur la Côte de Granit Rose. Retrouvailles avec les concours de “gling-gling” et autres quincailleries de maisons de haute couture parisiennes sur les plages de sable blanc (”Jeannette mais tu portes encore le paréo Channel ? T’es plus du tout tendance ma belle”) ; Plongeons dans les piscines sous le feu des projecteurs à quelques minutes de la mer ; Concours pour savoir à qui aura la plus grosse … jante alu (évidemment !) ; bon reste le côté Porsches, sur ce dernier point j’hésite …

A part le côté superficiel draîné par l’arrivée en masse de touristes - “Mais Simone, elle est passé où la bretelle de sortie du périph ?” - et entretenu par quelques locaux (d’après ce que les rumeurs disent, des colocataires vendeurs de chemises ?), quel bonheur de se faire couillonner arnaquer chaque année avec les crêpes chocolat à 4 euros l’unité. J’exagère ? remarquez ça les vaut surement compte tenu de cette saveur subtile que l’on ne retrouve nul par ailleurs … saveur qui serait due à l’absence de la moindre hygiène robinet dans ces petites concessions et qui est fréquemment source de gastros. Alors là, je vois déjà les commerçants du bord de Tresmeur (un plus précisément) m’attaquer pour diffamation. Mais c’est du vécu mes cocos !!!

Allez, c’était un dernier petit billet caustique avant le départ. Pour les brestois et bien, je vous dit à dans quelques jours (ou quelques semaines, ça dépendra de la présence ou pas de la gastro estivale :D ) …. pour les autres à tout de suite, rendez vous à Tresmeur sous la Cabane Bambou’s. Et le dernier qui pose sa serviette paie une glace crêpe à tout le monde (sauf moi).