Quand Werber se croûte lamentablement ….
- December 23rd, 2007
… avec son dernier livre, ça fait mal. Depuis la fameuse trilogie des fourmis, je considérais cet auteur comme une valeur sûre. Pendant les années sombres des classes préparatoires, ses intrigues policières dans un cadre si particulier, mêlant à la fois un microcosme des fourmis avec des personnages pour le moins loufoques et déjantés, ont été pour moi un échappatoire.

C’est quelques années plus tard que j’ai entamé la lecture du cycle des Thanatonautes : changement de décors mais toujours cette intrigue qui constitue le squelette du Roman. C’est à ce moment que le lecteur découvre Michel Pinson et son ami Raoul Razorbak qui tentent d’explorer le “continent ultime”. La conclusion du premier ouvrage du cycle présage une issue tragique pour le personnage principal … mais en sera-t-il vraiment ainsi ? Il faudra attendre 6 longues années pour le savoir. Le cycle des Thanatonautes se poursuit par le cycle des Dieux où Michel Pinsson qui devient “élève dieu” doit nous conduire à la signification des 8, des 9, etc … (chaque chiffre reflète alors « le stade de l’évolution de l’âme » dans la forme même des chiffres). Comme à chaque fois, l’auteur mêle astucieusement théories scientifiques (parfois contestables mais qui ne sont probablement pas remises en doute lorsque le lecteur est plongé dans l’intrique), théories religieuses, etc. et la fameuse intrigue policière. Il s’agit cette fois de déterminer qui est LE déicide qui élimine des candidats à l’école des Dieux.

Je commence à dévorer Le Mystère des Dieu au lendemain de sa sortie en librairies. Mais non, cette fois, ça cloche. L’écriture semble hésitante, voire poussive à certains moments. La déception est grande et j’hésite plusieurs fois à abandonner sa lecture. Plutôt que de suivre le tracé proposé par l’écrivain, le lecteur ne devrait-il pas plutôt laisser son imagination conclure ce fabuleux voyage ? Le choix est difficile mais je m’attends à une conclusion ….. à laquelle je ne peux pas m’attendre et je me décide donc à poursuivre la lecture : c’est un calvaire, il s’agit tout simplement une introspection de Werber. Ses énigmes ont disparues, la découverte de l’identité du Déicide est un flop complet (avait-il vraiment une vision à long terme lorsqu’il a créé ce personnage ? Clairement, NON !) mais le pire ……. arrive à la fin : le lecteur s’attend à un final grandiose mais l’auteur est parti loin, très loin, probablement trop loin pour lui. La conclusion (malheureusement prévisible une trentaine de pages afin la fin) est une simple reprise mal intégrée du Livre du Voyage. Pour ce livre qui devait achever à la fois le cycle des Thanatonautes et des Dieux, je m’attendais à mieux que ça Monsieur Werber. Vous vous êtes lamentablement croûtés aux limites de votre imagination. “A Dieu”.
un peu dur mais tellement vrai